Au
coeur de la Vallée de
Ferney 18 septembre 1598 : avec le débarquement
des premiers colons néerlandais dans le sud-est de l’île
Maurice, au niveau du village de Ferney, l’histoire du
joyau de l’océan Indien entame ses premiers pas.
25 novembre 2006 : par la volonté inébranlable
du groupe CIEL, avec la coopération de la Mauritian Wildlife
Fondation (MWF) et des autorités locales, un superbe programme
de conservation et de restauration de la vallée et de
la forêt de Ferney ouvre ses portes au grand public.
Au-delà de ces dates symboliques, c’est un pan
primordial de l’histoire d’une nation forgée
au cours des siècles et son patrimoine naturel qui se
révèlent aux yeux émerveillés du
visiteur.
Ferney restera le berceau de l’île Maurice. En écho,
sa vallée ambitionne de devenir pour les générations
futures, le sanctuaire privilégié de sensibilisation à la
conservation de sa biodiversité.
Au sein d’un périmètre protégé de
200 hectares dessiné par l’éradication progressive
des plantes exotiques gênants la survie des espèces
indigènes, les randonneurs ont le privilège de
contempler sous la supervision d’un guide expérimenté les
seules populations connues sur la planète d’Eugenia
bojeri (Bois clou) et de Pandanus macrostigma (Vacoas). L’Olax
psittacorum (Bois perroquet), le Pandanus iceryi (Vacoas), le
Poupartia pubescens (Bois Poupart) et le Polyscias dicroostachya
(Bois d’éponge), considérés comme
des espèces en voie d’extinction par l’Union
Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), sont également
des acteurs majeurs de ce tableau vivant.
Après 90 minutes de marche ou senteurs, musicalité et
solennité des lieux se succèdent, les excursionnistes
pourront peut-être s’extasier devant le vol majestueux
de la crécerelle mauricienne (Falco punctatus) à la
recherche de sa proie. Depuis 1987, cette espèce a été réintroduite
dans la vallée de Ferney. Sa population actuelle approche
désormais 1.000 individus à l’état
sauvage (contre 4 dont 1 femelle il y a 30 ans). Espèce
endémique de l’île, elle reste le seul rapace
ayant survécu sur ce territoire. En 1974, elle était
considérée comme l’oiseau le plus rare au
monde.
Ferney est également l’habitat du rarissime merle
mauricien, de la chauve-souris mauricienne, du paille en queue à blins
blancs et de plusieurs types de geckos « Phelsuma ».
A l’avenir, la réintroduction des derniers oiseaux
endémiques du pays (autres que la crécerelle),
comme le pigeon des Mares ou la grosse câteau verte, devrait
se concrétiser pour parachever cet ambitieux projet.
Doté de facilités de restauration et d’une
boutique, ce site éco-touristique épuré éclaire
de toute son authenticité l’univers somptueux de
l’île Maurice.
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